• photographier les renards!

    LES TAS DE FUMIER.

     

    Pour les photographes qui souhaitent enrichir facilement leur photothèque d’oiseaux, les tas de fumier sont une bonne opportunité. Bien sûr, cela manque un peu de charme, mais c’est encore un des rares endroits ou l’on peut avoir une concentration d’insectes dans notre biotope agricole industriel ou cet ordre n’est pas vraiment le bienvenu.

    En outre, la repousse des semis transforme les « vieux tas » en jachères particulièrement attirantes pour les oiseaux.

    Les oiseaux insectivores fréquentent donc assidûment ces endroits, et leur concentration va permettre de réaliser des clichés, le plus souvent documentaires, certes, mais c’est parfois bien utile et même agréable.

    Repérer donc un tas de fumier (en principe, ce ne doit pas être trop difficile à trouver), un chemin tranquille, pour ne pas être dérangé par les passages trop fréquents des véhicules.

                En bordure d’une jachère bien aménagée, cela peut peut-être faire concurrence au fumier, mais si des oiseaux nichent au sol, cela peut augmenter les chances de visite.

    Toutes les périodes sont intéressantes, avec cependant un pic de fréquentation en hiver  (surtout lorsque le sol est recouvert de neige), lors des migrations de printemps ou d’automne (les migrateurs sont souvent fatigués par leur voyage, et cela m’a donné à plusieurs reprises l’occasion de prendre des traquets motteux qui se sont bien « laissés faire »), et lors du nourrissage des jeunes (surtout les bergeronnettes qui nichent au sol, souvent pas loin du tas).

    Affût à roulettes (votre véhicule), ce qui permet de se déplacer le long du tas, mais les oiseaux sont souvent farouches et méfiants, ou affût au sol dans une cache, après bien entendu avoir averti l’agriculteur, qui sinon, risque de ne pas apprécier de voir un « touriste camper » près de son tas de fumier (quelle idée !), et, si vous tombez sur un irascible, il pourrait bien vous écraser votre bel affût avec son tracteur, et, si vous êtes à l’intérieur, cela risque encore d’être plus chaud (imaginez la scène…).

    Bref, l’affût sera en principe plus rentable, les oiseaux ne se méfieront pas.

    Pour contrer l’aspect esthétique discutable du fumier, il y a toujours moyen de forcer un peu la chance : les champignons poussent volontiers dessus, et vous pouvez essayer de motiver les oiseaux à poser à côté en creusant une cavité que vous aurez ensuite rempli d’une pâtée d’insectes, vendue dans le commerce. Je n’ai jamais essayé, mais pourquoi pas ?

    Egalement, les tas formant des monticules dans notre plat pays, ils seront également fréquentés par les rapaces, qui s’en servent de point d’affût.

    Pour terminer, les couleuvres les apprécient également comme lieu de ponte, et si vous avez vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance, peut-être pourrez vous en apercevoir une ! (la preuve…)

    Liste non exhaustive des oiseaux que j’ai pu observer sur les tas de fumier : faisan, perdrix, buse variable, faucon crécerelle, mouette rieuse, canard colvert, étourneau, corneille, bergeronnette grise, bergeronnette printanière, pipit des prés, traquet motteux, traquet tarier, vanneau huppé, sizerin flammé, alouette des champs, ramier, bruant jaune, pinsons, et j’en oublie !

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  • en panne ce WE

    en panne  ce WE, pas question d'expéditions lointaines, donc bloqué dans mon jardin!

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  • aussi des orvets

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  • vipère de tout près.....

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  • couleuvre à collier

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  • après les vipères, les couleuvres

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  • a défaut de cerf, les vipères

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