• photographier les renards!

    celui-là a eu chaud!

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    PHOTOGRAPHIER LE RENARD

     

    Notre plus grand carnassier est un animal fascinant : son intelligence et sa ruse légendaires, sa beauté et son élégance en font un des animaux les plus photogéniques. Assez commun, même si on ne le voit pas très souvent, il n’est pas (trop) difficile à mettre en boîte.

    Pour les débutants, et pour les aguerris qui y trouvent toujours un plaisir dont on ne se lasse pas, le plus facile est l’affût au terrier. La meilleure période se situe à partir du mois d’avril, plus tôt en plaine qu’en altitude, surtout en mai, jusque début juin pour les plus tardifs.

    La première chose à faire est de trouver un terrier « bien mis ». Eviter évidemment les régions ou la chasse au petit gibier est pratiquée : si les gardes locaux assurent une régulation des renards, d’une part ils ne feront vraisemblablement pas preuve d’un enthousiasme délirant pour vous indiquer l’emplacement des terriers et que d’autre part les renards dans ces régions  sont évidemment plus farouches et plus méfiants.

    Mieux vaut donc aller tenter sa chance dans le sud du pays. Le biotope idéal est constitué d’une alternance de bosquets, de haies et de pâtures. Les terriers sont plus rares au cœur de la forêt, ce qui peut s’expliquer par le fait que les renards se nourrissent essentiellement de micromammifères.

    Trouver donc un terrier avec des gueules qui soient dégagées, visibles, et qui ne risquent pas d’être cachées par une végétation montante. A cette époque, cela pousse vite, et on peut avoir la mauvaise surprise de trouver de grandes herbes qui empêcheront toute prise de vue correcte. Evidemment, inutile de songer à  aller les écraser ou les couper : le terrier serait aussi vite  abandonné ! Il faut idéalement également pouvoir trouver un point d’affût (tronc d’arbre, petit bosquet, hangar à bétail) déjà présent dans le paysage. Si vous montez du jour au lendemain une de ces splendides tentes d’affût soi-disant camouflées en pleine pâture à quelques mètres de l’entrée du terrier, vous aurez beau être parfaitement cachés, ils risqueront fort de ne pas apprécier cet élément nouveau apparu dans leur paysage.

    Rien ne vaut à mon avis « l’affût portatif » comme décrit dans l’article précédent.

    Lors de ma dernière séance, je me suis installé à environ 20 m du terrier, et me suis ensuite rapproché millimètre par millimètre de l’entrée jusque….4 mètres. Finalement, rappelé à l’ordre par ma douce moitié, comme quoi il était largement l’heure de regagner le domicile conjugal, il a bien fallu me décider à me relever, et  au moment de partir, le renardeau qui était là,  est resté sur place en me regardant gentiment ! (photo 1) Manifestement, je faisais désormais partie du paysage….

    Le spectacle des jeux de renardeaux reste un spectacle adorable et fascinant dont on ne lasse pas. (Photo 2)

    En moyenne, ils sortent du terrier toutes les heures à deux heures, jouent environ une heure, puis rentrent faire la sieste. Confiants quand ils sont tout petits, leur méfiance augmente avec l’âge. A partir d’un certain moment, leurs excursions hors du terrier deviennent de plus en plus lointaines. Même si ce n’est pas vraiment indispensable, quand ils sont tout petits, il est malgré tout préférable d’être à bon vent, surtout que cela vous permettra peut-être de réaliser des clichés des parents revenant la gueule chargée de mulots  (photo 3) (ou alors dans le cas contraire, ils risquent de venir dans votre dos, mais rassurez-vous, ils ne vous mordront jamais les fesses. Enfin j’espère…).

    Deuxième façon « facile » de photographier les renards : l’affût en bord d’une pâture qui a été fauchée la veille. Dans une région à renard, le succès est quasiment garanti, et avec un peu de chance, vous pourrez même voir un chat sauvage, et pourquoi pas un blaireau. L’idéal est de se renseigner chez l’agriculteur quel jour il compte faucher son pré, pour s’installer le lendemain à la nuit noire. Cela vous permettra de réaliser des scènes de mulotage. Si le renard passe un peu loin, l’imitation du cri de la souris (le baisemain) est un truc bien connu de tous les chasseurs. La réaction du renard est très variable : certains restent parfaitement indifférents (peut-être qu’on leur a déjà fait le coup…), d’autres fonceront droit sur vous (j’en ai déjà qui sont presque rentrés dans l’affût). Enfin, le renard étant relativement courant, il est assez courant d’en observer lors des séances d’affût au cerf ou au chevreuil, traverser un gagnage ou un coupe-feu.

    Pour terminer, vous pouvez également tenter votre chance dans les tournées de nuit au phare : nettement plus difficile, car le renard est en chasse et par conséquent aux aguets, et qu’il vous verra venir de loin. Néanmoins, c’est possible : la preuve… (photo 4) Celui-là, il a déjà eu chaud, comme en témoigne son oreille.

     

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  • suite des tas de fumier

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