• cigogne noire

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    rencontre magique avec un oiseau fabuleux et mythique......

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  • LA PHOTOGRAPHIE A L’AFFUT.

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                D’une façon générale, la photographie à l’affût est préférable à l’approche car nettement plus rentable et surtout bien moins dérangeante. Ceci dit quel type d’affût ?

                Tous les chasseurs connaissent évidemment les miradors, dont les avantages sont : une vue dégagée et étendue, en principe une bonne situation, moins de problème de trahison par les odeurs en cas de vent tournant, une protection en cas d’intempérie, et un certain confort. Les désavantages : vision « plongeante » des photographies, (que personnellement, je trouve esthétiquement insupportable), également le mirador peut très bien avoir été repéré par les animaux si certaines personnes y ont accédé sans précautions particulières et par conséquent être « grillés », et puis encore faut il en avoir (il n’y en n’a pas sur tous les territoires),  et on est limité à ces points de visions alors que les animaux ont des trajets et des habitudes variables et qu’il faut pouvoir s’y adapter et changer ses points d’affût en fonction des saisons : je n’affûte pas aux mêmes endroits au brame, en hiver ou en été.

                La chaise de battue : déjà mieux : idéal en hauteur, surtout en été, et possibilité d’avoir des modèles « déplaçables ».

                Affût au sol : avantages : vision au ras du sol. Désavantages : plus de risque d’être trahis par une saute de vent et végétation gênante en été.

                Affût au sol mobile : tout d’abord : l’ « affût à roulettes », c'est-à-dire votre véhicule.

    Avantages : confort, surtout en cas de pluie, ou de très grand froid, pas vraiment de problème d’odeur,  trajet plus important parcouru, ce qui augmente les chances de rencontre, et, moindre méfiance des animaux que par rapport à un homme à pied. Enfin, cela dépend…Pour le petit gibier, difficile de faire autrement. Les chevreuils acceptent relativement bien les véhicules. Pour les cerfs et les sangliers, cela devient déjà plus difficile. Inconvénients : cela manque de charme, contact moins étroit avec la nature, et on risque plus d’avoir des clichés d’animaux inquiets, voire en fuite, et également cela ne permet pas d’avoir des photos de comportements naturels.

                Affût portatif : objectif posé sur un trépied, recouvert d’un poncho pour bien « opacifier » (et je pense que cela coupe également un peu l’odeur), le tout recouvert d’un filet de camouflage 3D (affût 1). Assez efficace, cela m’a permis de réaliser de belles approches, mais malgré tout lourd, encombrant et fatiguant. Pour les aficionados du camouflage, le top réside dans les shaggies et les ghillies, costumes en trois dimensions réelles, tenue des tireurs d’élite et de tireurs à l’arc. Très efficace, d’après ceux qui l’ont essayé, mais assez onéreux, encombrant, chaud en été, et accrochages fréquents avec la végétation (si vous jurez, l’animal vous entendra).

                Affût au sol « fixe » : tente affût : avantages : confort, en particulier en cas d’intempéries. Désavantage : coût, et malgré tout assez voyant avec entre autres risques de vol si vous le laissez sur place (il vaut mieux avoir une vieille tente pourrie). Potentiellement très chaud en été. Je n’utilise que très exceptionnellement, en particulier si l’affût doit être laissé longtemps à l’avance pour que les animaux puissent s’y habituer (surtout les photos au nid, quoique cette pratique est délicate et ne puisse être recommandée). Par contre idéal, dans certains milieux particuliers comme les bords de vasières ou les bassins de décantation.

                Pour les fanas de photos d’oiseaux d’eau, le summum est l’affût flottant.

                Personnellement, ma préférence va aux affûts au sol fabriqués avec les matériaux naturels : par exemple derrière un arbre tombé, je monte mon trépied comme décrit ci-dessus, le tout abondamment recouvert de branches, feuilles, fougères trouvés sur place (affût 2).

    Remarquablement efficace, cela permet de réaliser (parfois) de gros plans (affût 3 photo non recadrée), et surtout des comportements (affût 4). Egalement, cela permet de changer de points d’affût régulièrement, en fonction de la direction du vent et du trajet supposé des animaux.

    En effet, une cache trop régulièrement fréquentée risque à la longue d’être repérée, tandis que si vous êtes là ou ils ne vous attendent pas, ils seront moins méfiants : nécessité par conséquent d’une discrétion absolue, avant (arriver bien longtemps avant l’heure présumée de passage), pendant (silence absolu, immobilité, éviter de tourner le téléobjectif trop rapidement, le mouvement risque d’être perçu), et après (attendre que les animaux soient hors de vision pour quitter l’affût.) A n’envisager qu’en cas de vent franc, et surtout, cela nécessite une connaissance parfaite du territoire et des habitudes des animaux.

     

    Bonne chance !