• photographier les lapins

    PHOTOGRAPHIER LES LAPINS.

     

    Un sujet facile ? Peut-être pas……..

     

                Si il y a bien un sujet qui est négligé et sous-exploité, c’est bien la photographie de lapin ! Et pourtant, le thème est à priori facile : l’animal est courant (du moins dans certaines régions), et encore assez abondant, bien que les densités actuelles soient sans aucun rapport avec celles d’antan, suite à la myxomatose. Quand je pense aux heures que je consacre à l’affût du cerf, je me dis parfois que si je passais le même temps à celui du lapin, il y aurait certainement moyen de se constituer une collection de photos originales rapidement, sans devoir aller bien loin.

                Quelle est la meilleure période ? Si le lapin se reproduit à peu près toute l’année et qu’il n’y a pas de circonstance particulièrement favorable comme par exemple le brame pour le cerf, je pense que c’est probablement le mois d’avril.

    En effet, en hiver, les journées étant courtes, ils sortent assez peu le jour (mais on peut toujours essayer au flash). En avril, la végétation n’est pas encore trop abondante, ce qui permettra de réaliser des clichés de lapins à la sortie des terriers.

    Rappelons que l’animal se reproduit comme son nom l’indique : la femelle, capable de mettre bas dès l’âge de trois mois, a entre 2 et 5 portées par an, de 3 à 5 jeunes chacune.  Cela fait du monde !

    Profiter donc des inactives et pluvieuses journées d’hiver à faire du repérage et à essayer de trouver une garenne bien mise, la configuration idéale étant dans un chemin creux, avec un décor esthétique, par exemple des gueules entrelacées par des grosses racines.

    Cela vous permettra de vous installer de l’autre côté du chemin.

                Pas besoin d’affût compliqué ni installé longtemps à l’avance. Le lapin n’est pas trop méfiant, et il vous suffira de vous installer couché, téléobjectif sur sac de sable et recouvert d’un filet de camouflage. La distance étant courte, pas non plus de nécessité d’un super-téléobjectif : la photographie de lapin est à la portée de tout le monde. A bon vent, cela s’entend, et surtout, l’idéal est de choisir un terrier orienté à l’ouest, de façon à pouvoir vous installer en fin d’après midi et d’avoir la belle lumière du soleil couchant illuminant l’entrée du terrier avec un beau lapin couché « à la fenêtre ».

                Au mois de mai, la végétation aura envahi les abords et ce genre de scène ne sera plus possible.

    Par contre, la reproduction commençant en février, il faudra attendre encore les longues journées de mai et juin pour que les jeunes soient abondants, mais la facilité d’observation devrait permettre de réaliser des clichés de comportements. Séances de grattage, d’étirage, de bâillements, de jeux entre jeunes, les possibilités sont vastes.

    En effet, si tout le monde a déjà fait des photos de lapins, la règle paradoxale en photographie animalière est que plus le sujet est facile à photographier, plus il sera difficile de réaliser un cliché qui sortira du lot, soit en illustrant un comportement rarement observé, ou une lumière fabuleuse, voire un décor somptueux.

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