• LES BRIDGES

    Le propos de cet article  ne concerne évidemment pas l’occupation ludique de certains d’entre vous le dimanche après midi, ni de la dentition de votre grand-mère, mais d’un type particulier d’appareil photographique.

    Hybride entre un compact et un réflex, il s’agit d’un appareil photo de la taille d’un réflex, mais avec un objectif non interchangeable, un zoom de (très) grande amplitude, et un viseur électronique.

    Délaissé par le grand public qui privilégie la petitesse d’un compact, bijou de technologie, qui tient dans une poche et par les experts qui portent leur choix sur un réflex, les bridges présentent cependant des avantages non négligeables.

    Leurs prix, initialement assez élevés il y a quelques années, sont devenus actuellement raisonnables, la qualité d’image est devenue excellente, la définition équivalente à celle d’un réflex (10 MP),  ils sont également pourvus d’un système de stabilisation, et d’une possibilité de sensibilité élevée (jusqu’à 6400 ISO) permettant de réaliser des photos en basse lumière. Certes pas des photos de concours, mais quand même des clichés à visée documentaire.

    Leur avantage principal est, par rapport aux réflex avec téléobjectif, un zoom de grande amplitude, démarrant au grand angle ( 26 mm-équivalent argentique ) et pouvant atteindre jusqu’à 520 mm, soit l’équivalent d’un (très) gros télé, avec cependant un encombrement réduit (poids moyen 500 g), et une forte polyvalence.

    Bref, au lieu de se coltiner comme je le fais hablituellement avec deux boîtiers, l’un équipé d’un transstandard (18-200 mm) et l’autre du télézoom (200-400 mm), c’est l’appareil que l’on peut emporter partout et avoir près de soi en permanence, donc finalement, le maître-choix pour les gardes qui souhaitent avoir l’occasion de photographier, sans devoir investir de sommes trop importantes, ni de s’encombrer d’un matériel lourd et encombrant, ni d’avoir à maîtriser un appareil aux fonctions complexes.

    On pourrait d’ailleurs imaginer la situation suivante : si les conseils cynégétiques faisaient l’investissement d’acheter un bridge à chaque garde, par exemple sur un conseil qui ferait 10.000 Ha, à raison d’un garde par 1.000 Ha en moyenne, cela représenterait un investissement d’environ  4.000 euros, et que chaque garde, forcément présent sur le terrain quotidiennement, réalise un fichage et un suivi des cerfs sur son territoire, on peut imaginer la somme gigantesque de renseignements que cela représenterait, et il serait intéressant de réaliser une étude coût/efficacité par rapport au suivi d’un cerf par collier GPS. En effet, cela permettrait de suivre les déplacements non pas d’un seul animal, mais de plusieurs dizaines, avec en plus des photos d’identification.

     

    pour donner une idée du "range": une photo prise à 28 mm (pour les amateurs de paysage animalier)

    lapin-28-mm-copie

    et à 400 mmlapin-400-mm-copie