• cerfs sous la pluie

    PHOTOGRAPHIONS SOUS LA PLUIE.

     

     

                Nous rêvons tous d’une photo au  lever de soleil avec une lumière somptueuse et un  cerf colossal évoluant majestueusement entre les nappes de brume, mais malheureusement, le climat de notre pays est tel que ce genre de scène est peu fréquent, et si c’est le cas, bien souvent, c’est quand nous travaillons et que nous n’avons pas l’occasion d’être sur le terrain (sauf pour les professionnels dont c’est le métier d’être au bois, ou qui peuvent se libérer quand le temps est favorable). Nous autre, pauvres amateurs, si nous ne devions sortir que par beau temps, cela risquerait bien de n’être pas souvent.

    Donc, il faut bien s’accommoder des intempéries, et pourquoi pas essayer de réaliser des photos sous la pluie ?

    Cela devrait parfois permettre de sortir des clichés originaux, soit avec une ambiance inédite.

    Sans compter, qu’une éclaircie après l’averse est très favorable pour l’observation des animaux qui viennent se sécher au soleil. Egalement, pour les mammifères, un poil mouillé accentue l’impression de netteté.

    Avant tout, protéger le matériel : séances d’affût obligatoirement sous couvert, soit mirador, soit, recouvrir téléobjectif et boitier d’un poncho imperméable.

    Si les boîtiers « pro » (Nikon D3, Canon EOS 1D) sont tropicalisés, les « semi-pro » (Nikon D300, Canon 50D), sont également bien protégés avec des joints d’étanchéité. Si ce n’est pas une raison pour les exposer à une pluie battante, par contre, ils résisteront bien à une humidité ambiante.

    Pour les « entrées de gamme », il faudra être plus prudent.

    Ne pas oublier non plus de diriger l’objectif vers le sol et de le recouvrir d’un poncho : n’oubliez pas que vous serez installé vent de face, et que c’est toujours une désagréable surprise, au moment de l’apparition de l’animal tant convoité, de constater que la lentille est recouverte de gouttes de pluie, ou de buée.

    Pour que la photo soit originale, il faut « voir » la pluie. Comme tous les objets en mouvements, les gouttes de pluie sont soumises à l’effet de filé : une vitesse d’obturation lente fera « disparaître » la pluie, et l’effet risque d’apparaître terne

    sanglier-pluie

    Idéalement donc, il faut choisir une vitesse d’obturation rapide pour que la pluie soit visible.

    Il faudra donc si nécessaire monter dans les ISO et ouvrir le diaphragme.

    Les gouttes bien visibles sur les clichés joints (biches sous la pluie, cerf sous la pluie) sont du fait d’une conjonction de conditions particulières : il s’agissait en fait d’une averse, une giboulée, et, alors que la pluie tombait encore, le soleil descendait derrière, ce qui fait que l’eau était éclairée à contre jour.

    Le summum aurait été atteint si les animaux s’étaient ébroués à ce moment, mais il ne faut pas tout demander, quoique l’on puisse toujours rêver.  

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