• Les réglages du réflex : pour débuter.

     

    On me demande souvent des conseils et bien souvent, on s’aperçoit que beaucoup de personnes souhaiteraient faire de la photographie, ou on acheter un boîtier, mais ne savent pas très bien comment s’y prendre. Certains me disent « ne rien y connaître » et souhaiteraient savoir comment débuter à partir de zéro.

    Au risque de paraître oiseux pour certains d’entre vous, il me paraît utile de reprendre les notions de base, tout d’abord, pour les vrais débutants. Pour ceux qui ont déjà une certaine habitude, cela fera l’objet d’un second article.

    Quand aux experts et confirmés, il serait présomptueux de ma part de leur prodiguer des conseils.

                Prenons donc l’utilisateur Lambda, celui qui débute vraiment.

    Voilà. Il revient tout droit de chez son photographe, avec un appareil flambant neuf, mais ne sait pas très bien comment faire ses réglages. Mes conseils sont bien entendu adaptables à toutes les marques.

    Première chose à savoir : la photographie animalière est tout à fait particulière en ce sens que dans la majorité des cas, les clichés risquent de se faire en basse lumière, et bien souvent sur un sujet en mouvement, ou du moins qui ne va certainement pas vous faire le plaisir de poser avec la même complaisance que votre petit chat. La priorité est donc de pouvoir disposer de la vitesse d’obturation la plus élevée disponible en fonction de la lumière.

     

                1° quel mode de fonctionnement ?

                La première chose à faire est donc d’oublier les modes programmes (macro, portrait, nuit,…) qui se choisissent généralement par la roulette de gauche. S’il fallait n’en retenir qu’un, ce serait le programme sport.

                Donc, passer en mode A, c'est-à-dire priorité au diaphragme. Qui peut le plus peut le moins, et si vous avez investi dans un téléobjectif coûteux, autant l’utiliser à l’ouverture maximale (du moins au début de votre expérience), de façon à disposer de la plus grande luminosité possible.

                2° quelle taille d’image ?

                Même principe, si vous avez investi dans un boîtier avec une résolution de 10 Mp, il faut en profiter, de façon à pouvoir si nécessaire, agrandir la tête du cerf, par exemple, aux fins de fichage. Donc, dans le menu déroulant, cocher la résolution maximale (généralement « L »)

                3° quel format d’image ?

                En théorie, le format RAW vous permet de garder le maximum d’information et offre plus de possibilité de retravailler le cliché, mais au prix d’un poids plus lourd et, surtout, de la nécessité de passer par des programmes dédiés (Nikon Capture chez Nikon, Canon Digital Professional, Camera Raw sur Photoshop).

                Donc, pour le débutant, je conseille de choisir le Jpeg, qualité maxi. Ce format peut être lu par tous les programmes et cela facilite donc la transmission des images.

     

                4° quelle sensibilité ?

                Cela dépend évidemment de la lumière disponible : la sensibilité s’exprime en ISO : plus le chiffre est bas, meilleure est la qualité d’image, mais plus vous avez besoin de lumière, et inversement.

                En plein soleil, vous utiliserez le 100 ISO, en basse lumière, on monte progressivement, jusqu’à la sensibilité la plus élevée que votre boîtier peut offrir (actuellement souvent  3200 ISO). En pratique, dans des conditions de lumière optimales, je privilégie le 400 ISO, qui offre le meilleur rapport qualité /vitesse.

                Par contre, en photo d'action, je reste systématiquement à la sensibilité maximale, de façon à disposer de la plus grande vitesse d’obturation possible (animaux en mouvement).

     

                5° Autofocus 

    Privilégier le capteur central, qui est toujours le plus précis et le plus rapide pour la mise au point, et choisir le mode continu (AF-C chez Nikon Ai-servo chez Canon) : ce mode permet de continuer à ajuster la mise au point tant que le sujet bouge (au moins vous aurez une photo du cerf), contrairement au mode « ponctuel » (AF-S ou One shot), ou l’appareil ne déclenchera que si le sujet est net (parfois il sera déjà parti !).

               

                6° Mesure de la lumière :

    Dans l’immense majorité des cas, choisir la mesure multizone (ou évaluatif ou matriciel selon les marques), qui effectue une moyenne de la lumière éclairant la scène, et évite les mauvaises surprises.

    Garder les autres modes (mesure pondérée centrale ou mesure spot) pour les scènes très contrastées.

               

                7° Balance de blancs

    Rester en Automatique, avec les réflexs actuels, on a rarement des surprises.

     

                8°Divers : en ce qui concerne les pré-réglages (netteté, contraste, saturation,…) possiblement réglables d’avance sur le boîtier, il vaut mieux garder tout à zéro, afin d’éviter de mauvaises surprises.

     

    Bonnes photos !