• REMARQUER LE DETAIL

     


     «C’est le détail qui fait la perfection.

    Et la perfection n’est pas un détail »

                                       Léonard de Vinci.

     

     

     

    Un des beaux jours d’hiver que nous avons eu en décembre, je me promenais avec ma tendre dans les champs enneigés, lorsque je remarquai une compagnie de perdrix groupée.

    « regarde, là, il y a une compagnie de perdrix ! »

    130113-perdrix-neige-a-copi.jpg















    Elle ne voulu pas me croire, arguant que ce n’étaient que des mottes de terre et j’ai du sortir mes jumelles pour la convaincre.

    Un peu plus loin, c’était un lièvre gîté : un trou dans la neige et un petit bout de brun qui dépasse m’ont permis de le repérer.

    130116-lièvre-neige-copie.jpg















    Pour savoir ou se trouvent, et ou l’on a des chances d’apercevoir des animaux, il faut une connaissance parfaite du territoire : savoir quelles sont leurs habitudes, remises, déplacements, etc…

    Cela tout le monde le sait. Mais ce qu’on oublie le plus souvent, c’est que à force de circuler dans un biotope, de passer des heures à l’affût, on finit par mémoriser les détails du paysage, que l’on enregistre, et c’est souvent un détail qui change qui permet d’observer un animal ou un oiseau.

    Lorsque vous êtes à l’affût sur un mirador, vous scrutez le paysage à la jumelle et on ne trouve souvent un animal qu’à un détail : une tache brune ou rousse dans le feuillage, une branche ou un buisson de genêts qui s’agite plus intensément que le vent, c’est peut-être un animal qui passe, un cerf en velours qui frotte,…

    Mais parfois, ce ne sera qu’un rayon de soleil qui vient frapper une souche…

    La mémorisation du paysage ou des données se fait souvent de façon plus efficace qu’on ne le soupçonne et notre subconscient enregistre des détails, qui, avec de l’entraînement arrivent à éveiller un signal « d’alerte ».

    Il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises, en roulant en véhicule dans les bois, de passer, et de voir « apparaître » dans mon cerveau une image que je n’avais pas identifiée comme telle au moment de passer devant. Par exemple, l’image d’un chevreuil. En faisant demi-tour, ou en reculant, j’aperçois de fait un chevreuil immobile dans la végétation.

    130421-brocard-1-copie.jpg















    Je ne l’avais pas « vu » au moment de passer, mais mon subsconscient l’avait enregistré.