• COMMENT RECONNAITRE UN VIEUX BROCARD ?

     


    « cela fait énormément plaisir de voir qu’il existe des gens capables de donner l’âge exact d’un animal vivant….et remonter le moral à un vieil âne qui, après s’être occupé intensivement de chevreuils depuis plus de 50 ans, n’a toujours pas compris comment on peut déterminer l’âge exact d’un animal vivant, et cela peut lui donner espoir qu’il finira quand même par l’apprendre »

    de Bavière

    A propos du chevreuil. 

     

    Quoique délicate, la détermination de l’âge d’un cerf est possible,  résultant d’une convergence d’indices permettant d’aboutir à un « diagnostic » : le suivi individuel, par corps et par bois (la ramure peut varier parfois fortement d’une année à l’autre, mais en règle générale, est similaire), l’aspect corporel, la fidélité aux places de brame, d’hivernage, de refaits et l’appartenance à un clan.

    En définitive, lorsque l’animal est mort, l’examen des dents (cémentochronologie) permet de déterminer un âge avec une marge d’erreur ne dépassent généralement pas un an.

    Chez le brocard, par contre, l’estimation de l’âge est beaucoup plus complexe et imprécise.

    Si un brocard adulte, par essence animal territorial, est fidèle à son coin de bois, de multiples facteurs viennent embrouiller le jugement :

    -          La repousse des bois se faisant en hiver est beaucoup plus influencée par les conditions climatiques (température, luminosité, pluviosité) et par conséquent la ramure beaucoup plus sujette à variations.

    -          La ramure en elle-même étant structurellement moins complexe que celle d’un cerf, les « points de repères » seront par conséquent moins nombreux.

    -          Plus un brocard prend de l’âge, plus il devient discret et méfiant, ne sortant parfois qu’à la tombée de la nuit.

    -          Le rut du chevreuil, beaucoup plus discret et moins spectaculaire que celui du cerf, se déroule souvent en milieu fermé.

    -          Enfin, la détermination de l’âge par cémentochronologie n’a pas la même précision que chez le cerf, et n’est d’ailleurs pas répandue, voire quasiment jamais pratiquée.

    Afin de savoir si un brocard est « vieux » (c'est-à-dire âgé de 6 à 8 ans), il nous faut donc nous contenter d’indices.

    -          Le territoire : la loi du plus fort étant la meilleure, les places les plus favorables seront occupées par un brocard adulte, les jeunes étant « éjectés » en périphérie, dans les endroits plus ingrats en matière de quantité de nourriture disponible, de remises et de quiétude.  Ce point est cité en priorité, car un brocard dominant sur une place, même si ses bois peuvent varier fortement d’une année à l’autre a beaucoup de chances qu’il s’agisse du même individu.

    -          L’aspect corporel : un vieux brocard a un corps trapu, un cou massif et musclé, le dos est affaissé, la masse se déplace vers l’avant, la tête est portée horizontale

    -          Les brocards âgés ont beaucoup de poils gris sur la tête, et les joues, ces poils sont dispersés, contrairement à un brocard plus jeune qui peut avoir une tête grise « constitutionnelle », mais celle-ci sera alors homogène.

    -          L’expression faciale est sévère, l’air est bourru.

    -          Un vieux brocard va frayer ses bois avant de muer, l’inverse chez un jeune.

    -          Par contre, les meules en forme de plateau ou de toit, souvent considérées comme un indice de vieillesse sont en réalité déterminées par l’hérédité.

    -          Les bois : alors que chez le cerf, la croissance des bois est continue et régulière jusque 9-10 ans, suivie d’une phase de plateau de 10 à 14 ans suivant  les individus, avant d’entamer le processus de ravalement, chez le brocard, ce cycle ne répond à aucune régularité : une « belle tête » peut être un trophée médiocre l’année suivante, et reprogresser l’année d’après.

    -          Le Dr François, dans son livre « les têtes bizardes du chevreuil » décrit bien, illustrations à l’appui, les caractéristiques des brocards ravalants (9 ans et plus) : diminution de la hauteur des pivots, de la hauteur des bois, chute de la masse des bois vers le bas. Les meules dont les bases se touchent, recouvrent « en toit » la calotte crânienne.

    -          Sur le crâne, les sutures frontales sont soudées.

    -          L’usure dentaire (encore faut-il avoir la mâchoire en main).

    Tous ces critères doivent être pris avec circonspection : Les de Bavière dans leur livre « A propos du chevreuil », démontrent que la majorité des « prétendus critères de l’âge » ne sont pas fiables : une face grise, une croupe tombante peuvent se rencontrer chez un jeune chevreuil, alors qu’un vieux brocard peut avoir un cou long et fin.

     

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  • 24 MEGAPIXELS SINON RIEN ?


    La course aux méga pixels qui semblait s’être calmée ces dernières années vient de reprendre : Nikon, a sorti l’année passé le D800, FX ou « full frame » affichant une résolution record de 36 MP.

    Cependant, le photographe animalier sera toujours plus intéressé par les « petits » capteurs (DX), qui offrent l’avantage d’un grossissement de 1.5 fois par rapport au 24x36.

    Or, dans ses nouvelles moutures de boîtiers  APS, Nikon a augmenté la résolution avec le D3200, successeur du 3100 avec une résolution de 24 MP. Ensuite sont sortis le D5200 et tout récemment, le D7100 (pourquoi pas  D7200 ? cherchez l’erreur).

    La question est de savoir, l’augmentation des MP, c’est très joli, mais pourquoi faire ?

    Les résolutions de 12 à 16 MP permettent déjà de réaliser des agrandissements géants, et de toute façon pour ce que l’on en fait (combien d‘agrandissements géants avez vous fait tirer ces dernières années ?), bref, à part encombrer la mémoire et ralentir l’ordinateur, quel est l’intérêt, à part celui de l’éternelle course en avant de la technologie, comme pour les GSM, I pad, I pod et autres gadgets dont les aficionados trouvent leur plaisir à déclarer qu’ils ont le dernier cri.

    En pratique, donc, pour l’utilisateur Lambda, cette montée en puissance n’offre guère d’utilité.

    La vrai utilité, pour le photographe « ficheur de cerfs » est la possibilité de recadrage : lorsque vous photographiez un cerf à longue distance,  le fichage nécessite un recadrage et plus la résolution sera élevée, plus vous serez susceptible d’avoir des détails qui vous seront utiles pour l’identification de l’animal.

    Alors que sur les forums, les photographes remettaient en question l’utilité des hautes résolutions, j’en ai de mon côté, tout de suite perçu l’intérêt dans cette « indication ».

    Tout récemment, je viens d’acquérir de D7100, qui offre en outre une option intéressante, à savoir un recadrage complémentaire possible de 1.3, élargissant ainsi les possibilités du format DX :  le petit capteur du D7100 effectuant déjà un recadrage de 1.5, un 500 mm équivaut donc à un 750 mm.

    Si l’on rajoute le recadrage de 1.3, cela revient  à un 975 mm, tout en gardant la même ouverture.

    La résolution ne « tombe » qu’à 16 MP, soit l’équivalent du D7000.

    Maintenant, place aux images :

    A titre comparatif, j’ai pris 3 clichés de cette sympathique libellule en train d’éclore, dans les mêmes conditions ( objectif macro 180 mm f 3.5, 400 ISO à f 8), avec le D300 (12 MP), le D7100 en  24 MP et le  D7100 +  le recadrage de 1.3 (16 MP)

    Voici  les crops correspondants.

    Il faudra faire preuve d’un peu d’imagination et penser que la patte de la libellule est un bois de cerf.

    Je vous laisse tirer les conclusions de cet essai comparatif……….

    crop D7100+1.3

    D7100x1.3 crop.jpg


    crop D7100

    D7100 copie crop.jpg


    crop D300                                                                                                                                                                                                                              

    D300 copie 2 crop.jpg

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