• DANS LE COLLIMATEUR

     

     

    Lorsque vous regardez dans le viseur de votre appareil photo, vous voyez apparaître une série de points ou le plus souvent de petits rectangles noirs.

    Ce sont les collimateurs qui servent à la mise au point.

    Leur nombre est variable selon les modèles, de même que dans un modèle, il est souvent possible de sélectionner leur nombre.

    Par exemple, pour le Nikon D 7100, le nombre de collimateurs est de 51 et peut être réduit à 21, voire 9.

    Le collimateur « actif », c'est-à-dire celui sur lequel se fera la mise au point apparaît en surbrillance (en rouge).

    Il est possible soit de travailler en mode « automatique », à savoir que c’est l’appareil qui effectue la recherche du sujet, soit en mode « manuel », c'est-à-dire que c’est le photographe qui décide quel collimateur choisir.

    En ce cas, le choix du collimateur se fait par l’intermédiaire du sélecteur multidirectionnel, une roue qui se trouve sur le côté droit de l’arrière de l’appareil

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    Choix conçu évidemment par et pour des droitiers : les gauchers, dont je fais partie, appliquant leur œil gauche sur le viseur, il peut arriver que leur appendice nasal appuie de façon intempestive sur ladite roue, ce qui peut entraîner une modification non désirée du collimateur choisi. Si l’on choisi ce mode, le loquet de verrouillage du sélecteur de mise au point doit être positionné sur O.

    Personnellement, je choisis toujours le mode manuel, car aussi perfectionnés les appareils soient-ils, ils ne savent pas ce que vous photographiez et quelle est la composition que vous désirez.

    Pour rappel, une grande règle : en matière de mise au point en photographie animalière, celle-ci doit se faire sur l’œil de l’animal: un portrait avec un œil flou est une image ratée.

    En règle générale, les animaux ne sont pas suffisamment proches pour que cela pose problème, et si l’on prend comme exemple une tête de cerf, si celui-ci est de profil à une distance d’environ 100 mètres, que la mise au point soit faite sur l’œil, l’oreille ou les bois, cela ne fera pas une grande différence, car l’œil sera d’office dans le champ de netteté.

    Cela ne pourrait pas être le cas si par exemple vous avez un cerf en gros plan et que la mise au point se fait sur le mufle.

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    En particulier si vous travaillez avec un objectif très ouvert (f 2,8 par exemple) qui donne une profondeur de champ plus réduite qu’un objectif qui ouvre à f 5.6.

    Deuxième règle qui régira le choix du collimateur : la composition. Si vous photographiez un animal dans un paysage, il est préférable de ne pas le centrer : il doit être décalé. Par exemple, un cerf de profil gauche qui regarde à gauche devra être décalé en bas à droite de l’image, de façon à laisser de l’espace à son regard.

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    Enfin pour terminer, en cas de photo d’action, il est préférable de choisir le capteur central, qui est le plus sensible et le plus précis, et de le verrouiller (en position lock= L sur la photo 1).    

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  • QUIA NON NESCETIS HORA

     

     

    Car ce n’est pas l’heure que vous croyez…

     

    Les chasseurs et les photographes animaliers considèrent, à juste titre, que les meilleures heures d’observation sont le matin et le crépuscule.

    C’est effectivement à ces moments que l’activité animale est la plus intense et que les probabilités de rencontres sont les plus importantes.

    Mais si le chasseur est un rôdeur de l’ombre, le photographe est avant tout un chercheur de lumière, et si les conditions du soir et du matin sont susceptibles de fournir les plus belles ambiances, la lumière est souvent insuffisante et oblige à travailler en haute sensibilité, ce qui nuit à la qualité de l’image.

    Cependant, les cervidés étant des ruminants, sont obligés de se nourrir environ toutes les 5 heures, et par conséquent de s’exposer en pleine lumière.

    Bien entendu, pas n’importe à quel endroit. Pas dans les pâtures ouvertes. Mais dans des petits gagnages, calmes et discrets, perdus au cœur de la forêt, des coupes-feu enherbés entre deux remises. Ce sont ces endroits qu’il convient de connaître. Et surtout s’armer de patience. Car, si un bon gagnage sera presque obligatoirement visité le soir et le matin, dans ces endroits, la probabilité de fréquentation est beaucoup plus aléatoire. Les meilleures heures sont de 11h00 à 13h00 en été.

    Et si votre patience est couronnée de succès, vous aurez peut-être la chance de photographier un beau cerf en velours, en plein soleil, le poil luisant de sueur et entouré de mouchettes (photo 1-prise à midi).

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    Bien sûr, les puristes diront que la lumière est dure et que les ambiances matinales et vespérales ont plus de charme, mais quand même, le photographe y trouvera une satisfaction personnelle, et avant tout, l’essentiel n’est –il pas d’abord de se faire plaisir ?  

    Cette règle est aussi valable au brame : si les ténors tiennent solidement la place et cadenassent les hardes soir et matin, lorsque la lumière arrive, les biches se remisent, et c’est parfois l’occasion de voir apparaître sur le gagnage déserté un jeune cerf aux ambitions naissantes, venir sentir la bonne odeur que les biches ont laissées sur le sol. Eux aussi doivent être fichés : ce sont les futurs grands de demain !

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    Et puis, il n’y a pas que les cerfs…

    Les chevreuils  étant de fins gourmets et plus éclectiques dans leur alimentation, consacrent plus de temps à celle-ci, picorant l’une ou l’autre feuille et auront par conséquent plus de chances de se montrer en pleine journée.

    Et puis, il y a tous les autres habitants de la forêt : oiseaux, renards, chats sauvages…

    Bref, si l’aube et le crépuscule ou se montrent les seigneurs de la forêt, grands cerfs et vieux verrats, toutes les heures sont bonnes pour assouvir votre passion photographique !

    Enfin, cela est valable aussi pour  la météo. Si demain, on annonce un beau soleil, nous nous réjouirons, rêvant de photographier un beau cerf en pleine lumière. Or, ce ne sont pas nécessairement les conditions les plus favorables, voire au contraire, les animaux ayant tendance à se remiser plus tôt. Par contre, par temps de brouillard, ils se sentent sécurisés et auront plus tendance à « traîner » sur les mises à blanc.

    Et, contrairement à ce que l’on pense, un temps de pluie n’exclut pas aussi de faire des rencontres : il faut bien que les animaux se nourrissent, quel que soit le temps qu’il fait !

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    En conclusion, si certaines heures sont plus favorables, il  y a constamment l’occasion de réaliser des clichés, et ce n’est pas en restant à la maison  que l’on fera des photos….

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